Importance de la re-domestication pour la conservation de l’agrobiodiversité : le cas du châtaignier




Par Cathy Bouffartigue (doctorante, UMR AGIR).

Cette thèse, soutenue le 4 décembre dernier prend l’exemple le châtaignier afin d’étudier l’importance du phénomène de re-domestication pour la conservation de l’agrobiodiversité. J’ai développé une approche pluridisciplinaire s’appuyant sur des outils propres à la génétique des populations et aux sciences humaines et sociales. Les variétés de châtaigniers se répartissent partiellement selon un axe géographique est-ouest en France. Certaines ont été transportées par les humains et se retrouvent dans des régions différentes. Des actrices et acteurs impliqué‧e‧s dans la re-domestication agissent pour conserver la diversité cultivée mais la plupart agissent pour d’autres raisons : la patrimonialisation de la nature, l’autonomisation décisionnelle et technique, le développement de relations avec le vivant et l’action collective. Lorsqu’elle‧il‧s agissent préférentiellement sur certains châtaigniers et variétés, elle‧il‧s sont susceptibles de participer à la conservation de la diversité génétique locale. La re-domestication ne mène donc pas nécessairement à la conservation mais la conservation dynamique in situ peut s’appuyer sur la re-domestication pour se développer.




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